Le Parlement prend les devants
Conscients du vide juridique, en matière de lutte contre le négationnisme, les députés de l'opposition ont profité de leurs rares possibilités de proposer un texte légilsatif au travers d'une niche parlementaire pour rendre effective la reconnaissance du génocide des Arméniens, en condamnant pénalement quiconque s'adonnerait à son déni. Sur le modèle de la loi Gayssot (concernant la Shoah), la loi prévoit jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amendes. Désormais le négationnisme de l'Holocauste et du génocide arméniens sont pareillement condamnés.
Le négationnisme pérennise l'acte génocidaire, il en est sa phase suprême. C'est un crime qui ne peut être admis dans une République garante de la dignité humaine. Cette proposition de loi socialiste - qui a transcendé les clivages politiques le 12 octobre 2006 à l'Assemblée Nationale- va enfin permettre, si elle passe l'obstacte du Sénat, à la France de réaliser en toute séreinité, le nécessaire travail de pédagogie et de mise en garde des populations, face aux Crimes de masses tels que les génocides qui sont des menaces permanentes pour l'Humanité.
CAP SUR LE SENAT!!!