Mais le négationnisme s'est intensifié avec fanatisme
Les reconnaissances, par les plus grandes démocraties, ont été perçues, de par le monde, comme un message de paix. Ni animosité, ni hostilité, seul un désir de Justice et de réconciliation de l'Humanité avec son douloureux passé motivait les Républiques à agir. Malheureusement, le négationnisme attisé par le gouvernement turc, s'est violemment intensifié.
Au printemps 2006, le mémorial de Lyon a été profané d'inscriptions ultranationalistes et négationnistes, en turc et en français. Une manifestation d'une haine inouie, menée par les activistes de l'extrême droite turque, s'est déroulée à Lyon.
Récemment, au mois d'octobre 2006, la stèle de Chaville a été volée et une nouvelle manifestation, violant l'ordre public a été déplorée Place de la Bastille, avec le même esprit négationniste et belliqueux qui caractérisait celle de Lyon.
Pour autant, le droit français, en l'état, ne permet pas de punir le négationnisme du génocide arménien, et tolère donc, ce type de manifestation outrageant les consciences humanistes qui fondent nos démocraties. L'absence d'outils juridiques dans l'arsenal législatif français empêche le juge de sanctionner la méconnaissance des termes de la loi du 29 janvier 2001, en vertu du principe de la légalité de la peine. C'est pourquoi il faut ajouter un volet pénal à la loi reconnaissant le génocide arménien.