La Cour Pénale Internationale bientôt opérationnelle

Publié le par Jules BOYADJIAN

La Cour Pénale Internationale (CPI), tribunal permanent et indépendant chargé de juger les Crimes contre l’Humanité, serait sur le point d’entreprendre sa première action judiciaire, dans le procès qui incrimine l’ancien chef rebelle congolais, Thomas Dyilo. Thomas Lubanga Dyilo, gardé en détention par la CPI depuis le 17 mars dernier,  est l’ancien chef de l’Union des Patriotes Congolais (UPC), un groupe armé responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité en Ituri, une région située au Nord-Est de la République Démocratique du Congo. La CPI l’a accusé d’enrôlement et de conscription d’enfants soldats, ainsi que de leur utilisation pour les faire participer activement au conflit en Ituri. Le 9 novembre, une audience cruciale a débuté devant la cour, à La Haye afin de déterminer si des preuves suffisantes pèsent contre Lubanga pour ouvrir ce qui serait le tout premier procès de la CPI.  

 

 

L’Iturin, région la plus fréquemment affectée par les guerres qui frappent le Congo, a été le théâtre, depuis 1999, d’un conflit armé opposant les groupes ethniques hema et lendu. Il a été révélé que depuis ces cinq dernières années, l’UPC, milice militaire hema, alors sous le commandement de Lubanga, s’était adonnée à des abus en matières de Droits de l’Homme, comprenant des meurtres, des actes de torture, des viols et des mutilations, ainsi que des massacres éthiques ciblés.  

  

D’autres groupes armés, dont la milice lendu du Front Nationaliste et Intégrationniste (FNI) dirigée par Floribert Njabu, auraient également, selon toute vraisemblance, commis des crimes terribles à l’encontre de membre de l’Hema. En réalité tout porte a croire que ce conflit est instrumentalisé dans le cadre de la confrontation tripartite incluant le Rwanda, l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. C’est pourquoi il serait peut-être nécessaire, que la CPI enquête également sur les gouvernements de ces Etats, afin que toute la lumière soit faite sur ces évènements.

 

 

Quoiqu'il en soit, il s'agit d'une véritable avancée dans le combat international contre les injustices. La CPI est la seule opportunité de juger, avec toute la morale et l'éthique humaniste qui s'impose, les crimes portant préjudices aux droits fondamentaux, tels que les crimes de masses et autres génocides. Si cette procédure judicaire aboutissait, il est certains que cet évènement fonderait un précédent et inciterait, ceux qui pour des raisons politico-stratégiques, avouons-le, se refusent de se soumettre à ce tribunal.

Commenter cet article