Jeudi 12 avril 2007

Source: Washington Times


Turkey's calls for Gaz de France's withdrawal from the Nabucco project ("Denying massacre hurts ties to West," World, Monday) are economically and politically insignificant for France.

Politically, the leading Socialist Party presidential candidate, Segolene Royal, recently stated that Turkey cannot join the European Union without recognition of Armenian genocide. The chairman of the Socialist Party, Francois Hollande, argued that even a French referendum on Turkish EU accession would be pointless without Armenian genocide recognition. 

Economically, trade between France and Turkey has increased consistently since France's adoption of the genocide resolution in 2001 — by a margin of 131 percent between 2001 and 2006, to be specific. 

At this moment, the French company Alstom is cooperating with Japanese and Turkish partners on a $323 million Turkish railway deal. 

Europe figured out long ago that Turkish threats are exaggerated. The European Parliament report on Turkey's accession to the European Union has consistently made mention of the Armenian genocide. Turkey's response: a few weeks of angry statements, and the relationship moves on as usual. 

A democracy must not capitulate to genocide deniers and must carry out its human rights duty by adopting the Armenian genocide resolution. 
     

JULES BOYADJIAN 
Armenian Youth Federation
Valence, France 

Par Jules BOYADJIAN - Publié dans : Génocides
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Dimanche 8 avril 2007

Source Le Monde

Par Armen Seropyan, Porte-Parole de la FRA Nor Seround (Nouvelle Génération Arménienne); Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, ex-Président de Médecin du Monde; Dominique Sopo, Président de SOS-Racisme et Yves-Jean Gallas, Vice-Président du Mouvement de la Paix.

Déjà l'écho de la manifestation parisienne organisée par le collectif Urgence Darfour est allé jusqu'au Soudan, mais en même temps une polémique étrange, et à vrai dire incompréhensible, s'est développée en France (pages Débats du Monde du 29 mars) tandis qu'une véritable guerre contre les civils se déroule dans l'ouest du Soudan. Si le compteur de l'ONU est bloqué à "plus 200 000 morts" depuis dix-huit mois, des observateurs attentifs comme Eric Reeves estiment à près de 450 000 le nombre de victimes, en s'appuyant sur différentes études statistiques (Coalition for International Justice, OMS, Lancet...). Le chiffre de 400 000 est également retenu par Gérard Prunier, auteur de Darfour : un génocide ambigu ( La Table ronde, 2005), et par Africa Action. Un effroyable bilan dû pour une part aux morts violentes, et pour l'autre aux maladies et à la dénutrition.

Or le crime de génocide, selon la Convention internationale de 1948, s'entend de l'un quelconque des actes commis dans l'intention de détruire tout ou partie d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Il peut s'agir de meurtres ou d'atteintes graves à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ou encore de sa soumission intentionnelle à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle. Qui peut nier sérieusement que telle est la situation endurée par les groupes noirs africains, Fours, Massalit, Zaghawa..., du Darfour ? La litanie est affligeante : meurtres de masse, viols systématiques des femmes et des fillettes, déplacements de force de millions de personnes après destruction de leurs villages, empoisonnement des puits, pillage, vol des cheptels...

Quant à l'aide humanitaire, cette aide vitale dont dépendent des millions de personnes, elle est aussi pillée, détournée, attaquée par les milices janjawids et le groupe rebelle dirigé par Minni Minawi, qui a rallié le régime. L'insécurité oblige les secouristes à des évacuations répétées. D'autres, à l'instar de Médecins du monde, ont quitté la région. Selon les Nations unies, 4,5 millions de personnes sont affectées par le conflit, dont 1,5 million hors d'atteinte. La tactique de harcèlement des secours est au service d'une stratégie plus subtile que les massacres de la période antérieure : achever les rescapés par épuisement.

La question de l'intentionnalité du gouvernement soudanais ne fait pas de doute tant les preuves sont nombreuses du ciblage systématique des civils par son aviation et les janjawids. Les survivants mentionnent avec insistance que les attaques ont lieu aux cris de "nous allons tuer tous les Noirs" ou encore "cette terre n'est pas celle des Noirs" . D'innombrables témoignages et analyses confirment l'objectif : vider la région de ses populations noires africaines. Il existe donc un consensus international sur le crime contre l'humanité au Darfour, et les arguments sérieux pour parler de génocide s'accumulent, hélas, aussi.

Se reposer sur la promesse d'élections libres au Soudan dans deux ans, c'est se faire l'avocat de la propagande du régime. Faire croire à un gouvernement d'union nationale, comme le font certains de nos détracteurs, où les "sudistes" auraient une partie du pouvoir, n'est que tartuferie. Le vice-président soudanais, sudiste, qui s'oppose à Omar El-Béchir en raison de la non-application de l'accord de paix au Sud, a brisé cette fiction en se déclarant favorable à l'intervention des casques bleus et de la Cour pénale internationale (CPI) au Darfour.

L'équipe dirigeante actuelle, issue des Frères musulmans, s'est emparée du pays par un putsch militaire en 1989 ; quelques mois auparavant, ce courant avait obtenu moins de 10 % aux élections. Sa première préoccupation a été de relancer la guerre aux populations noires du Sud, animistes et chrétiennes, au nom de la charia. Elles avaient le malheur de vivre dans des zones pétrolifères. Le Soudan a une tradition d'esclavage de ses populations noires, et le mépris affiché pour la vie de ces populations est lié à ce passé. 

Au Darfour, les populations civiles ont droit au secours d'une force internationale de protection. Qui, honnêtement, peut dire le contraire ? La résolution 1706 de l'ONU demande l'envoi de casques bleus, non pas dans tout le Soudan, mais au Darfour. Les Etats-Unis, à l'unisson des Européens, grondent, mais n'agissent pas. Pire, George Bush a obtenu de Khartoum une coopération dans sa "lutte contre le terrorisme" , d'où la visite du chef des services secrets soudanais à Washington...

Le Parlement européen invite "les Nations unies, même en l'absence de consentement ou d'accord de la part du gouvernement soudanais, à fixer clairement une date pour le déploiement d'une force de maintien de la paix" . L'Assemblée "demande aux gouvernements des Etats membres de l'Union européenne, au Conseil et à la Commission de prendre leurs responsabilités et de tout mettre en oeuvre pour protéger effectivement les populations du Darfour d'un désastre humanitaire" . Dès maintenant, l'UE doit exercer des sanctions économiques et politiques, pour faire reculer le gouvernement de Khartoum. Il y a urgence à agir pour le Darfour !

Signez la pétition européenne du Collectif Urgence Darfour

Par Jules BOYADJIAN - Publié dans : Génocides
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Jeudi 22 mars 2007

Arménie-Darfour des cultures différentes, mais des destinées identiques. Souffrance, torture, des femmes violées, les enfants martyrisés, les nouveaux-nés égorgés et des marches, des marches à n’en plus finir avec comme destination commune, la mort. Le vingtième siècle aura vu naître les pires horreurs de l’histoire de l’Humanité. Le génocide, où l’art de mettre l’intelligence scientifique au service de la destruction systématique, minutieusement planifiée, rigoureusement réalisée, en vue d’atteindre le massacre parfait, sans survivant. Alors oui, il en existe toujours, les chambres à gaz n’ont pas accueilli tous les juifs, tout comme certains Arméniens ont évité les camps de concentration à ciel ouvert de Mésopotamie. Mais l’échafaud des peuples, invention diabolique de ce siècle, a frappé, encore et encore. Jeunes-Turcs, Nazis, Khmers Rouges et Hutus s’en sont servis, avec les mêmes motivations et la même réussite. Et maintenant le Darfour. Cette petite région au Sud-Soudan qui vit depuis 2003 une intensification de la violence préméditée, un véritable nettoyage ethnique dont la nature génocidaire du crime semble difficilement contestable.

 

Ce qui frappe, c’est l’analogie parfaite de ces crimes. Une organisation fortement centralisée, avec des milices libres de toutes les exactions, des déportations, des camps de la mort et une négation outrageuse des évènements. Comme si les génocides avaient servi d’exemple les uns aux autres. Comme si les architectes de ces crimes s’étaient concertés pour frapper selon leur haine, une part de l’Humanité. Les générations éclairées par la démocratie, sensées défendre une conception humaniste et fraternelle des peuples, ne peuvent rester insensibles à cette souffrance. En 1994, lors du génocide des Tutsis, la communauté internationale, témoin des massacres est restée impassible devant l’horreur. Ce silence presque complice ne peut plus être toléré. La fraternité ne peut se limiter à un ornement constitutionnel. Chacun est responsable du devenir de l’Humanité ! Les démocraties doivent faire leur travail de mémoire, reconnaître et réparer les génocides passés, combattre les bourreaux d’aujourd’hui et préparer les peuples face aux perversions du genre humain. Car ne nous trompons pas, les démons de demain apparaîtront si l’on ne condamne pas fermement leurs ancêtres. Force nous est de constater, avec un certains cynisme il est vrai, que les Nazis ont bénéficier de l’effet de surprise pour effectuer leur œuvre. Si les peuples n’ont pas retenu les enseignements de 1915, Hitler, a étudié le cas arménien au point de s’en est inspiré pour abattre sa fureur antisémite sur le peuple juif. De même on peut se demander si le gouvernement de Kartoum agirait avec si peu de retenu sur les populations du Darfour, si les instances internationales étaient intervenues pour mettre un terme à l'extermination des Tutsis du Rwanda.

 

Les peuples doivent être informés pour prendre conscience de la souffrance et de l’urgence de la situation, réclamer des comptes à leurs responsables nationaux et exiger une action de terrain pour venir en aide aux populations en état d’alerte.

 

 

Tout le monde est responsable du devenir de l’Humanité, mais au nom de la solidarité des peuples ébranlés, Arméniens, Juifs, Rwandais, vous avez la responsabilité d’agir pour que ce que votre peuple a vécu, les populations du Darfour ne le vivent pas. Le cycle des génocides doit prendre fin et le Darfour doit être sauvé.

Par Jules BOYADJIAN - Publié dans : Génocides
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Mercredi 21 mars 2007

Source : Le Monde

 

Editorial

   

 

Depuis l'assassinat d'Ilan Halimi, victime du stéréotype établissant un lien entre les juifs et l'argent, comme en attestent les auditions dont Le Monde fait état en page trois, jusqu'au meurtre à Oullins de Chaïb Zehaf, un Français d'origine algérienne, l'actualité récente a malheureusement démontré que le racisme et l'antisémitisme pouvaient encore être, en 2006, à l'origine d'abominables crimes. Pourtant, le rapport publié mardi 21 mars par la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) confirme une baisse de 38 % de l'ensemble des violences et des menaces à caractère raciste en 2005 par rapport à 2004. Pour les seuls actes antisémites, la baisse est même de 48 %.

Ce rapport annuel de la CNCDH pourrait donc apparaître rassurant. Il est au contraire très alarmant sur l'évolution des mentalités. Le sondage réalisé par le CSA, dans un contexte il est vrai particulier de la crise des banlieues de novembre 2005, dévoile une banalisation croissante du racisme. Un Français sur trois n'hésite pas aujourd'hui à se déclarer raciste, soit une augmentation de 8 % de ceux qui en font l'aveu. Plus de six Français sur dix jugent que "certains comportements peuvent justifier des réactions racistes". Et 56 % des Français (en hausse de 18 points) affirment qu'il y a trop d'étrangers... 

 

Dans un pays qui perd ses repères et qui est rongé par une angoisse économique et une inquiétude sociale croissantes, on assiste à une libération de la parole raciste. Par repli sur soi, indifférence, peur, méfiance ou mépris, parfois par inculture - comme pour ce "gang des barbares" accusé du meurtre d'Ilan Halimi et chez lequel le procureur de la République de Paris a décelé le "degré zéro de la pensée" -, un tiers des Français brisent le tabou du non-avouable et affichent leur racisme. Cette banalisation s'accompagne d'une "démobilisation sensible", selon la CNCDH, de la lutte contre le racisme. Seuls 32 % des sondés (- 18 points en un an) sont prêts à avertir la police d'un comportement raciste.  

 

Aux raisons économiques, sociales et culturelles qui expliquent cet enkystement du racisme, s'ajoutent des explications qui tiennent à des évolutions de la société. La montée du communautarisme, dont ont pu témoigner aussi bien le débat sur la question coloniale que l'affaire des caricatures de Mahomet, peut aussi libérer l'expression d'un racisme primaire. Ainsi, selon le sondage du CSA, si 66 % des sondés pensent que "les Français musulmans sont des Français comme les autres", ce sentiment recule en un an de onze points. A cet égard, des initiatives transcommunautaires comme cette "rencontre des différences", organisée à Paris jusqu'au 26 mars, vont dans le bon sens. Le racisme ne reculera que lorsqu'on aura vraiment fait progresser le "pari du vivre ensemble".

Par Jules BOYADJIAN - Publié dans : Actualité
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Mercredi 21 mars 2007

       

         La Fédération nationale de la Libre Pensée, L’Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ARAC), La Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Pacifiste de France, ont toutes les quatre le même souci de mettre en cause et en accusation les rouages visibles qui ont entraîné et entraînent les peuples les uns contre les autres. Elles s’efforcent d’éclairer les consciences sur les responsables des guerres et d’obtenir que justice soit rendue aux hommes dont le comportement pacifiste en plein conflit a entraîné la mort, qu’ils aient été fusillés pour l’exemple ou transportés en groupe dans le no mans’s land et massacrés par l’artillerie des deux camps.

 

       

 

         C’est pourquoi, ces associations s’adressent à vous aujourd’hui, Monsieur le Premier ministre, en souhaitant que vous receviez une délégation composée de leurs dirigeants dans le but de vous présenter une demande de réhabilitation de ces hommes injustement qualifiés de déserteurs ou de soldats morts pour la France, alors qu’ils ont été punis de mort par la France.

 

 

 

         Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement britannique avait demandé au Parlement de faire adopter une loi réhabilitant les 306 fusillés britanniques pour l’exemple. Il nous semble qu’une telle disposition législative devrait être possible en France.

 

 

 

         Dans l’attente de votre réponse à cette sollicitation, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre considération distinguée.

 

 

 

Paris, le 16 mars 2007

 

Par Jules BOYADJIAN - Publié dans : Actualité
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J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice.  Il fallait donner sa vie pour la combattre.                        Albert Camus

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